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Mercredi 19 novembre 2008

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Par Georges Bretones
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Mercredi 12 novembre 2008

12 novembre 2008

    Vincent Peillon était ce matin l'invité d'Olivier Galzi dans l'émission "les 4 Vérités" (France 2).

http://les-4-verites.france2.fr/

Par Georges Bretones
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Mardi 11 novembre 2008
Ségolène Royal est candidate à la tête du PS. Décidée à amorcer la formation de sa future majorité sans attendre les bourrasques du congrès de Reims, Mme Royal veut écarter tout ce qui pourrait servir de prétexte à ceux qui, par principe, refusent un accord avec elle. Elle proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d'un premier secrétaire délégué et d'une "équipe rajeunie". En se portant candidate, Mme Royal considère qu'elle réduit le risque de voir une "contre-candidature" – celle de Martine Aubry, par exemple – émerger au dernier moment.

Ceux qui, parmi ses alliés, lui répétaient qu'elle n'était "pas faite pour le job" devront se faire une raison. Lundi 10 novembre au Sénat, lors de la réunion des délégués de sa motion, Ségolène Royal a mis ses partisans devant le fait accompli. Même si les adhérents ne lui ont octroyé qu'une majorité relative (29 %), elle a bien l'intention de briguer la direction du Parti socialiste lors du congrès qui s'ouvre vendredi 14 novembre. "Avec ce score, personne ne douterait de ma légitimité à postuler au poste de premier secrétaire si je m'appelais François Hollande, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius ou même Martine Aubry", avait-elle lancé devant son conseil politique le 6 novembre, au soir du vote des militants.

Soumis aux autres motions, un document de travail intitulé "pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste" s'efforce par ailleurs de désamorcer le procès instruit contre Mme Royal, accusée de chercher une alliance privilégiée avec le MoDem. Le texte rappelle qu'il faut "d'abord rassembler la gauche, toute la gauche" et que "les socialistes ont vocation à s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite".

Signes " très encourageant "

Les représentants des autres motions ne semblent pas particulièrement pressés de s'inscrire dans ce processus de rapprochement. Lundi, le député François Lamy, dépêché par Mme Aubry, a tout bonnement refusé de prendre le texte que souhaitait lui remettre Mme Royal. "Nous voulons d'abord connaître des propositions en matière de politique salariale, de fiscalité, et d'autres domaines", a-t-il expliqué.
En fin de journée, Mme Royal a invité M. Delanoë à la rencontrer dans ses locaux parisiens du boulevard Raspail. L'entretien, en tête à tête, a duré plus d'une heure et a permis aux deux dirigeants de s'expliquer franchement sur leurs divergences. M. Delanoë a dit vouloir "réfléchir" aux propositions d'alliance qui lui ont été faites. Sans plus de précision.

Dans l'entourage de Mme Royal, on assure capter des signaux "très encourageants" en provenance de partisans de François Hollande ralliés à M. Delanoë. Pour autant, le risque de voir se constituer un front "anti-Ségolène" est pris au sérieux. L'aile gauche du PS le réclame, et Harlem Désir, proche du maire de Paris, le suggère. Dimanche 9 novembre, dans près d'une dizaine de départements, les motions Aubry, Hamon et Delanoë se sont coalisées contre la motion Royal lors des congrès fédéraux.

Jean-Michel Normand / Le Monde

Par Georges Bretones
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Mardi 11 novembre 2008

Remis aux représentants des différentes motions par Ségolène Royal, ce texte intitulé « Document de travail ouvert » est depuis lundi 10 novembre entre les mains des principaux dirigeants du parti socialiste. Il se propose de « structurer la réflexion et les échanges » afin de  servir de base aux discussions préparatoires à la constitution d’une  majorité au congrès de Reims.
    Il vise, par la même occasion, à déminer le terrain. Si la nécessité de baisser le prix des cotisations est réaffirmé, aucun montant n’est avancé. Le seuil de 20 euros est donc négociable. Surtout, ce texte prend soin de préciser que tout élargissement des alliances devra intervenir après avoir rassemblé la gauche. Une façon d’évacuer le procès intenté contre Ségolène Royal et prévenir l’apparition d’un front « anti-Royal » sur le thème du refus de l’alliance avec le MoDem.

  Voici son contenu in extenso.

«  Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions. Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire

. 1 - Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.

 2 - Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle
1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela suppose un nouvel 2
ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail. 2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie. 3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques. 4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une chance. 5) Réorienter l’Europe pour la relancer.

 3 - Faire du Parti Socialiste une force neuve Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus importantes leur seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents etc.

4 - Fédérer la gauche La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite. »


Source le Monde
Par Georges Bretones
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Dimanche 13 juillet 2008
Chères amies, chers amis,

Le 27 juin dernier, je n'ai pas été victime d'un cambriolage, j'ai été l'objet d'une volonté délibérée de déstabilisation.
Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m'a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».

Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j'allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n'y avait personne dans l'appartement. C'est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.

Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j'avais déposée. Ils l'ont déchirée et ils l'ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.

C'est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c'était en août 2006, déjà à la veille d'un discours important, drôle de coïncidence.

Alors, je vous le dit, ce n'est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C'est une affaire politique d'une extrême gravité.
C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques - comme Olivier Besancenot - aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.

Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?

J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d'abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.

La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s'est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu'à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.

Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s'est passé. Comme si c'était sans importance et sans gravité. Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.

En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.

Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c'est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.

En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.

Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.



À très bientôt,

Ségolène Royal

Par Georges Bretones
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Portrait

  • : Georges Bretones
  • georgesbretones
  • : Homme
  • : 03/11/1956
  • : Pyrénées Orientales
  • : Marié et père de jumeaux. Professeur au Collège de Saint Cyprien et à l’Université de Perpignan. Vice Président de Sud Roussillon. 1er Adjoint d’Alénya. Engagé dans de nombreux mouvements associatifs.

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